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L’église Saint-Fort
La première mention de l’église de Saint-Aigulin se trouve dans le cartulaire de l’Abbaye de Baignes, où la paroisse serait citée dès 1083.
Son orientation vers l’Est devait être liée au symbolisme du soleil. Elle était éclairée de petites fenêtres romanes décorées de ciselures, caractéristique du style roman.
Le bourg de Saint-Aigulin s’était rassemblé autour de l’église. Elle se trouve au bout de la rue de la Libération.
La guerre de cent ans (1335-1453) provoqua la ruine de l’église. On peut retrouver quelques éléments de style gothique qui datent de sa reconstruction, en 1400 et 1500 après J-C. Le bâtiment restauré resta en l’état pendant environ un siècle. En 1568, elle fut profanée et détruite en grande partie par les protestants en 1587.Entre 1699 et 1794, se sont succédés les travaux et les profanations.
En 1862, la construction d’une nouvelle église s’avéra nécessaire. Seul le clocher de style ogival, construit en grison, a subsisté; sa flèche est couverte d’ardoises. Cependant, pour permettre de conserver le clocher originel, l’église fut orientée dans le sens Nord-Sud, ce qui lui confère une certaine originalité.
La façade présente un large portail à voussures nues. A l’intérieur, une nef est couverte de trois coupoles; les bas côtés qui l’encadrent sont garnis de chapelles voûtées en berceau perpendiculaire à la nef centrale. L’abside carrée, est éclairée par trois fenêtres.
Lors de la reconstruction de l’église, un tympan est inclus. Commandé avant la Seconde Guerre mondiale au sculpteur Real-Del-Sarte, il n’est posé qu’en 1950. Ce tympan est décoré de représentations d’ermites et porte l’inscription :
« Non in verbo tantum » soit « Ce n’est pas tellement par des paroles »
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